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Nostalgie

De l'art subtil de se perdre

Ou l'exquis raffinement de se fourrer dans des situations inextricables.

A croire que plus les connexions nerveuses sont compliquées, plus on se complique la vie.

Vous avez remarqué avec quelle facilité on se laisse emporter dans une histoire que, raisonnablement, on ne devrait pas commencer, on cherche le piège dans une situation simple ou on ne se contente pas de ce qu'on a?

Tel l'enfant qui se brûle de s'être trop approché de la flamme (par curiosité?), telle la femme qui se retrouve dans le champ d'un paysan avec une tenue digne d'une ambassade pour cueillir des poireaux (par maladresse?), ou celle qui tait la douleur d'un amour éphémère (par peur de ne pas ou plus être aimée?), tel l'homme qui veut son âme au diable pour réussir (par provocation?)

Qu'est-ce qui guide nos pas?

A tous, CARPE DIEM!


Electron libre

Dans le dédale de mes recherches professionnelles, je suis tombée sur deux pensées chinoises que je vous transmets, en vrac, ici. A lire avant qu'il ne fasse trop chaud et avant que le cerveau n'ait besoin d'une génératrice pour fonctionner.

La première dit que l'esprit doit être libre. Meng Tsu évoque le fait que lorsque notre chien ou notre chat se pert, nous remuons ciel et terre pour le retrouver et le ramener à la maison, mais il déplore que lorsque notre esprit (qui dirige notre corps) s'égare pour finir par se perdre totalement, nous n'essayons même pas de le remettre sur le droit chemin. A l'inverse, Shao Yung soutient que l'esprit a besoin de se perdre, histoire d'avoir une liberté de mouvement. Morale de l'histoire: Utilisez votre esprit à bon escient, laissez-le explorer à sa guise et ne le laissez pas s'enfermer dans un carcan. La vie est une continuelle découverte.

La deuxième dit que la vie est pareille à l'eau en ébullition, elle perd de son ardeur si elle n'est pas entretenue par une flamme (à utiliser également dans la vie de couple, etc.). L'apprentissage de la vie revient à pousser une charrette vers le sommet d'une colline. Cessez de pousser et tous vos efforts auront été vains (finalement les Grecs disaient la même chose).

Voilà, bonne méditation!


Aux amours pas nées

Lettre ouverte destinée à toutes ces personnes qui nous frôlent sans nous voir.

Par un effleurement, par un sourire,

une étincelle jaillit au creux du coeur,

donnant naissance à des délires,

révélant déraisonnables envies, projets et chaleurs,

et dont le futur plus qu'incertain,

termine en un tour de main,

laissant le vide d'émotions,

alors qu'il y a un instant elles étaient légion!

Au revoir petite étoile!


Pouces verts (bis)

Et un clin d'oeil particulier à Cayenne qui ne réussit à faire germer que les légumes qu'elle achète.

Je dois dire que j'ai son même talent, un de plus!

Dans mon tapis de pissenlits et de boutons d'or, j'ai, successivement, essayé de faire pousser des fraises des bois, des jonquilles, des tulipes, des crocus, des violettes... mais rien n'y fait! Une vraie conspiration de papillons!


Don de soi

Depuis des années, je donne mon sang.

Récemment, mon attention s'est porté sur un dépliant concernant le don de cellules souches de sang. En court, ces cellules souches jouent un rôle essentiel dans l'organisme. En effet, elles forment les différentes cellules du sang, globules rouges et blancs ainsi que les plaquettes sanguines. Elles garantissent la reproduction de cellules sanguines fonctionelles. D'ailleurs, en ce moment, il y a une campagne qui tourne pour trouver des donneurs!

Et je me demandais si je ne pouvais pas mettre également mon petit grain sel là-dedans aussi... Il faut que je réfléchisse calmement, car j'ai déjà pris pleins de nouvelles responsabilités cette année et il ne me semble pas avoir pris autant de résolutions en début d'année.


Impressions printanières

Après une semaine où attente, désarroi et évidence ont été mon lot, j'ai décidé de me prendre 5 minutes.

Je me suis installée sur mon hamac et je me suis laissée bercer en fermant les yeux.

Dans un premier temps, j'ai écouté les oiseaux. Comment se fait-il qu'il y ait tout à coup autant de merles? Mais où sont donc passées toutes les mésanges qui peuplaient ce coin de paradis? Puis se sont superposés d'autres éléments. Les insectes pressés qui passaient en bourdonnant. Les avions qui volaient en me faisant penser à l'été quand la chaleur immobilise le temps et que le bruit des avions est l'unique son vivant. A l'étage, une mère se disputait avec son fils qui ne comprenait pas pourquoi il ne pouvait pas aller passer une semaine chez son père et la mère n'arrivait pas à lui faire entendre raison. Le chant d'une fillette qui faisait de la corde à sauter sur le chemin en contrebas. Ce père de famille qui rentrait heureux de retrouver ces fils. Les portières des voitures qui claquent.

C'est le week-end, la météo s'annonce clémente. Je me détens et je m'endors.


Quoi qu'il advienne

Les aléas de la vie - quand la maison brûle, quand on perd quelqu'un, quand on tombe malade - modifient notre perception et nous donne une nouvelle orientation.

Mais la vie continue. Les "modules" travail, famille ou autre lot de responsabilités en tout genre (comme je les appelle) continuent de tourner. Il faut donc assumer et assurer même si on se sent perdu, même s'il nous manque l'essentiel, même si la tête explose de par le trop-plein de questions sans réponses. A ce croisement de vie, il est important de recentrer ses besoins, ses envies, les buts à atteindre. Il y a encore tant de choses à faire, à connaître et à vivre. Ca, c'est la vraie force de la vie.

Et comme Balavoine disait "la vie bouge encore quand un amour est mort".


En manque d'inspiration

Je dois rédiger deux textes. Non que je trouve la rédaction rébarbative, loin de là, mais les thèmes me posent un léger problème.

L'un se penche sur un thème que je connais sans vraiment le maîtriser et le deuxième doit être un outil de marketing pour lequel je n'ai pas encore toutes les données... et les délais pour les deux textes sont les mêmes, la fin de la semaine!

Je vous fais le topo. Des classeurs et des dictionnaires multilingues ouverts, des feuilles éparses sur mon plan de travail et moi, je sèche telle la figue moyenne sous le soleil estival. Alors sous le coup d'une inspiration soudaine, j'en fais un post juste avant midi.


J'aime, j'aime pas!

J'aime:
  • les couleurs vives,
  • les rires et les blagues idiotes, les séances endiablées de chatouilles
  • l'effort mené à bien,
  • l'odeur des gaufres, du lilas, de la lavande et du talc,
  • la mer tôt le matin ou tard le soir quand elle ressemble à un miroir,
  • la mer en hiver quand elle se déchaine,
  • l'éclat et la générosité de l'automne,
  • la moiteur des après-midis d'été quand le corps succombe à la chaleur,
  • les câlins du matin dans la tiédeur du duvet,
  • les ambiances feutrées, le joyeux capharnaüm de ma maison (ah ca! ce n'est pas une maison stérile, pour sûr, elle est habitée) et l'atmosphère conviviale et poussiéreuse des festivals,
  • le chocolat
  • la montagne à toutes les saisons, mais particulièrement en automne,
  • les filles et les garçons aux cheveux longs, les filles parce qu'elles sont plus féminines, les garçons pour le côté "baroudeur",
  • les cheveux sombres (c'est définitivement mon côté latin qui reprend le dessus). Les cheveux blonds chez les filles en font de rudes concurrentes et chez les garçons, ils les rendent fades à mon goût (exit les Brad Pitt),

J'aime pas:

  • la vie en négatif,
  • le gaspillage en temps, en paroles, en déchets, en eau,
  • la violence, la suffisance et l'indifférence,
  • voir les gens malheureux. Je connais la douleur, chez moi, je sais la gérer. Mais chez les autres, c'est insupportable parce que je ne peux rien faire pour alléger la peine.
  • le printemps, car le réveil de la nature me transforme en être misérable et larmoyant pendant de nombreux mois,
  • les coiffeurs qui veulent systématiquement passer un coup de ciseaux dans ma chevelure, qui veulent la torturer à coup de brosse et de foen, j'en frissonne. Tel Goliath, on ne touche pas à ma chevelure indomptable,
  • les soucis typiquement féminins et mensuels, quelle plaie!
  • les endroits enfumés
  • ...

Une femme peut en cacher une autre

Je soulève un pan du voile et vous laisse découvrir...

Je suis:

  • suffisamment jeune pour me désespérer de l'aspect de ma peau,
  • suffisamment vieille pour ne plus croire au prince charmant,
  • trop passionnée pour écouter les blessures de mon corps et freiner le rythme,
  • suffisamment maternelle pour m'attendrir sur les bouts d'choux dans les poussettes
  • résolument européenne pour n'avoir encore jamais quitté cette bonne vieille Europe et pour d'autres bonnes raisons,
  • totalement binationale pour me régaler autant d'une fondue, d'un papet vaudois ou d'un Zürcher Geschnitzel que de pâtes au pesto, ai frutti di mare, bolo ou d'un tiramisu,
  • définitivement frenchie pour préférer la chanson française, en passant par les grands classiques (Polnareff, Fugain, etc), Simon Gerber, Tété, Dionysos, Zebda ou McSolar,
  • suffisamment miro pour être funky,
  • suffisamment gourmande pour vouloir délecter mes hôtes de savoureux mets cuisinés avec amour,
  • suffisamment rêveuse pour me laisser séduire par des films comme "Arthur et les minimoys",
  • totalement bohème pour avoir besoin de quelqu'un qui me retienne,
  • entièrement fidèle car la vie à deux est un cadeau à chérir et
  • désespérément amoureuse de la vie, car elle vaut la peine d'être vécue.

Voilà, je conclurai sur ces mots.

Pour vivre heureux, vivons cachés (je n'en dirai pas plus).