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Nostalgie

Sur un petit air de Brassens

Ne me demandez pas pourquoi, mais depuis hier soir, j'ai un refrain de Brassens qui me trotte dans la tete "je m'suis fait tout petit devant une poupée qui ferme les yeux quand..."

J'ai repris une heure pour achever ma description car hier j'avais les secondes comptées. Entre autres, je trouve que 6 euros pour une heure, c'est vraiment excessif, mais j'aime bien m'arrêter pour écrire mes impressions. D'ailleurs, ou en étais-je dans ma description? Ah oui!

Il y a également des jeunes, bien sûr. Commençons par les moins de 15 ans. Je serai reconnaissante à la personne qui saura me dire quel est le taux d'obésité chez les enfants en Italie. Ce que je vois sur cette plage est affolant! Des enfants qui n'arrivent plus à courir à cause de leur poids et qui continuent à manger quelle que soit l'heure.

Puis, il y a les ados qui se déplacent en bande. Les filles d'un côté et les garçons de l'autre, le but étant de se rapprocher en groupe pour se donner du courage. Celui qui fait le plus de bruit, qui s'esclaffe le plus fort, celui qu'on remarque est le leader de la bande de garçons. Mais il y a ce jeune ado aux traits réguliers qui a encore une certaine candeur et que personne ne semble remarquer vers qui mon choix se porterait indéniablement.

Il y a également les jeunes adultes qui n'ont plus besoin de bande pour se savoir irrésistible et je dois dire qu'il y a deux ou trois spécimens sur la plage qui me hérissent le poil. Huilé, option plein soleil meme aux heures les plus chaudes, chevalière au doigt (alors que dans ma conception, c'est un bijou de vieux beau), fumant le cigarillo pour se donner une contenance. Je l'ai vu à l'oeuvre, plein de délicatesse avec sa grand-mère et sans égards pour sa mère qui le traite vraiment comme un prince, brrr j'en loupe les touches sur mon clavier.


Faune et flore

Pour la flore, j'ai déjà esquissé une description, une pinède, des eucalyptus, des orangers, des figuiers, des citronniers, des cactus, des palmiers et des fleurs très odorantes dont j'ignore les noms.

La faune est beaucoup plus divertissante à observer. Tout d'abord, il y a les pêcheurs et les plongeurs, en continuelle dispute, car les plongeurs prennent plaisir à observer ce que les pêcheurs souhaiteraient avoir au bout de leurs cannes ou dans leurs filets. Puis, il y a ces femmes qui sont en vacances avec leurs enfants et leurs maris qui continuent à travailler sur le continent. Et finalement, il y a les retraités qui ne quittent pas le camping, qui font des joutes de mots croisés ou des éternelles parties de cartes sans jamais profiter de la mer qui se trouve à 20 mètres.

Je poursuivrai ma description à un autre moment, car je n'ai bientôt plus de temps disponible sur Internet.

@ +


Traces de sel

Aujourd'hui, il va faire chaud, espérons suffisamment pour chauffer la grande bleue. Jusqu'à présent, je m'attendais plutôt à voir apparaitre des icebergs.

Parcourue d'un frisson généralisé, je me couche sur le ventre, la tête entre les bras, et je me laisse aller à la morsure du soleil en écoutant la bande-son, le ressac de la mer, le vent dans les eucalyptus, le cri goguenard des goélands, la course des enfants sur la plage, les gens qui discutent dans le brouhaha des langues italienne, flamande et allemande.

Toute courbaturée du vol plané d'hier, je me dis qu'il faut que j'arrête les sports dangereux, genre luge, ski ou vélo où je réussis toujours à me faire mal. Stop aux sports violents, il n'y a vraiment qu'un seul sport pour lequel je sois douée... enfin, je crois.


Caro amico ti scrivo

Così mi distrago un pò...

Comme constante, il y a une boule de feu au centre d'un ciel azur. La tramontane pousse les nuages loin, loin sur le Continent. L'eau est claire, mais froide. L'air fleure la mer, la pinède, le café et l'eau de Javel (quelle manie de tout javeliser par ici). La contrainte des habits est abandonnée.

J'ai gagné ma première bataille contre les colonnes de fourmis qui envahissaient mon lit, puis une deuxième contre celles qui s'attaquaient à mon garde-manger. On a beau être entre fourmis, il ne faut pas trop être envahissante.

Un bel bacio alla blogosphère e a presto!


Allez, je ne résiste pas...

Je viens de passer ma première nuit en terre ligure. Je peux reprendre mon voyage vers le Sud après mon premier cappuccino.

Destination: le prochain port


Départ

Avec mon baluchon sur le dos, mes palmes à la ceinture et les lunettes perchées sur le nez... je vous tire ma révérence. Je pars pour les îles. Si vous me cherchez, je serai sur cette plage.

 Camping Isola d'Elba - Camping Arrighi - Spiaggia di Barbarossa - Porto Azzurro

Mais promis, j'essaierai de donner des nouvelles.


Un baiser

Qu'est-ce qu'un baiser? Avant de ressentir le frisson des lèvres qui se touchent, il y a d'abord le désir.

Que ce baiser soit convoité depuis longtemps à force de croiser régulièrement une personne qui nous plaît, qu'il soit inattendu parce que le désir a été incontrôlable au moment où le regard s'est posé sur ses lèvres, qu'il soit prémices à un rapport plus complet, le désir est à la base du baiser. On imagine la chaleur de ce premier contact, la cascade de réactions qu'il provoque en nous, la douceur des lèvres, la profondeur du baiser. Et quand, finalement, il survient, le frisson qu'il déclenche n'est pas anodin, il était tant attendu.


C'est donc moi le chat

Inopinément taguée par Cayenne, me voilà donc vouée à écrire un nouveau post. Donc, le réglement est de se décrire en sept traits de caractère. Ceux qui sont «tagués» doivent écrire sur leurs blogs ces sept traits ainsi que ce règlement. Ensuite, vous devez taguer sept autres personnes et les énumérer sur votre blog. Après, vous devez laisser un message aux 7 blogueurs pour les prévenir qu'ils ont été tagués en leur indiquant : « C’est toi le chat ! ».

  1. Même si je suis une ninja, j'aime avoir des cheveux longs, voire très longs, me parfumer, porter des jupes et des bijoux en argent. Par contre, faut pas rêver, mes pieds très souvent nus ne supportent pas très longtemps les escarpins. C'est pourquoi, je suis pratiquement tout le temps en basket.
  2. J'aime bouger, être en mouvement. Bref, j'ai la bougeotte quoi!
  3. Je suis plutôt une intellectuelle, mais s'il le faut, je peux faire fonctionner n'importe quel appareil. N'empêche que quand je peux, je dé-lè-gue.
  4. Même si je me rends compte qu'être plus disciplinée ou plus ordrée me simplifierait la vie, je suis totalement bordélique.
  5. Je fonctionne selon une logique très personnelle.
  6. J'aime cuisiner, manger et faire la grasse matinée le dimanche.
  7. Dans 32 minutes, je suis en vacances. YES!

Voilà, c'est tout ce que vous saurez sur moi pour aujourd'hui!

Vu que je suis sur le départ, je vous embrasse TOUTES ET TOUS!

 


Homme à femmes

Il était là, simplement assis dans le même bus que moi, à quelques mètres à peine. A voir le nombre de blondes collées à lui, il avait un succès fou.

Toutes, à leur façon, tentaient d'attirer son attention et, lui, gérait leurs sollicitations avec la maestria d'un chef d'orchestre. La première, et la plus âgée, discutait sur la banquette à côté de lui. Un peu boudeuse et surtout jalouse de la première qui discutait constamment, la deuxième s'agitait sur les bras de l'homme qui l'avait prise sur ses genoux. Quant à la troisième, elle était carrément plaquée à lui, écrasée par le poids de la deuxième. Elle s'appliquait à mâchouiller le col de son polo.

Au moment de descendre du bus, il s'est levé donnant l'impulsion à sa petite troupe de nanas. Vu l'arrêt, il devait les conduire à la crèche à deux pas de là.


A mi-chemin entre rêves et réalités

Selon un accord tacite, l'homme et la femme se rapprochent. Entre eux, tout est prétexte à se toucher, s'empoigner, se chatouiller, se prendre dans les bras, s'effleurer imperceptiblement sans que les autres remarquent ou sans que les autres ne se posent de questions à leur sujet.

Entre eux, il n'y a rien d'autre que ce jeu subtil de mains, ce désir naissant de se frôler, cette folle envie de faire craquer l'autre, de voir le feu embraser ses pupilles sans aller plus loin. Juste toucher, percevoir son odeur, sentir la chaleur de son corps juste pour se donner l'envie de retrouver cette étreinte encore et encore.