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Nostalgie

Sang neuf

Placez une jeune femme (moi en l'occurrence) dans une assemblée de vieux messieurs dont l'âge moyen avoisine les 60 ans, ajoutez une touche méditerranéenne dans cette assistance essentiellement nordique, laissez agir les sourires et une légère timidité et vous obtenez... une ch'tite fourmi chouchoutée, complimentée et choyée, à qui l'on tenait les portes, que l'on faisait participer à toutes les discussions, dont on se préoccupait de l'état de santé (vu que je ne tenais vraiment pas la forme). Ils se sont presque battus pour s'occuper de mes bagages. C'était vraiment... surprenant! Je ne m'attendais pas à déchaîner de telles réactions.

Somme toute, ces journées en Allemagne ont été très positives car j'ai pu créer de nouveaux contacts, rassembler de nouvelles idées et vivre une nouvelle aventure.

En attendant, le spectacle a continué à tourner sur la blogosphère. Il va falloir que je m'attelle à la lecture de vos blogs pour prendre de vos nouvelles.

@ tout donc!


Rigolo, grisant, magnifique

Mon chef m'a dit que voyager avec moi est beaucoup plus rigolo car il se passe quelque chose. Comme preuve, lors du retour, je bippe au détecteur de métaux. La policière me fait immédiatement asseoir, retirer mes bottes, offrir mes jambes à un nouveau contrôle, puis elle repasse mes bottes au contrôle tout en m'enjoignant à rester assise. Ce premier contrôle passé, je passe le contrôle du passeport. Et de nouveau, mon nom semble poser problème. Le policier me dit que certains noms se ressemblent, mais que les chiffres ne correspondent pas. Allons bon, je suis quoi moi, une terroriste? Heureusement, l'avion a du retard. J'accède enfin au gate. Quand le gate ouvre, je passe l'embarquement par le portail automatique et la personne qui me suit fait bipper le portail. Du coup, les hôtesses nous rappellent en nous disant que le portail automatique ne fonctionne pas. Après contrôle de mon billet, l'une d'elle me le rend entièrement. Mon chef me dit qu'à cause de moi, l'embarquement ne sera pas complété. Enfin, assise dans l'avion, le capitaine à bord nous explique que l'avion a eu des problèmes techniques, mais qu'il est content d'avoir quand même eu l'autorisation de décoller. Super!

Je ne prends pas souvent l'avion et je ne me souvenais pas comment l'accélération au décollage était grisante. Un léger sourire flottant sur mes lèvres, je me laisse emporter dans les airs.

Alors que tout le monde s'active à lire son journal, ses notes ou son bouquin, je jette un dernier coup d'oeil dehors. Je quitte Munich dans le rougeoiement du coucher de soleil. Je ne me souvenais pas non plus comme les Alpes sont si belles vu d'en haut, d'autant plus quand elles sont parées des teintes de la fin du jour.

Puis, une légère brume s'est levée enveloppant le paysage comme une peinture de Turner. C'était vraiment magnifique!

 


Baptême du feu

En face de moi, des experts grisonnants et bedonnants attendent que je commence. Je n'en mène pas large, j´ai l´impression de venir jouer à la cour des grands. Ce sont des experts, je n´ai pas leur background et en plus, je parle dans une autre langue que la mienne. Un grand sentiment de solitude m´étreint soudain. Puis, je me lance. Dans un premier temps, tout va bien puis les mots commencent à me manquer, les graphiques commencent à perdre leur signification première...

Au final, je me suis trouvée lamentable, mais de nombreux participants ont trouvé mon exposé intéressant et ont ajouté que je m´étais bien debrouillée. Se sont-ils passés le mot, va savoir! De toute facon, j´ai souvent remarqué que mes impressions correspondaient assez peu à la perception des autres. Suis-je trop exigeante avec moi-même, je ne le saurai jamais.


Incubation

J´ai froid, je grelotte et pourtant la chaleur transperce mon jean, mes mains sont chaudes sur mon visage. Mes yeux brûlent, le torticolis menace et j´ai une douleur plantée dans la hanche.

Idéalement, il faudrait que je me repasse mes slides, concrètement, il faudrait que je me couche. Mais le programme continue. Je suis attendue dans un petit restaurant qui surplombe le Danube, à quelques pas de la cathédrale.


De la Mediterranee au Danube

Ou les tribulations d´une fourmi en Europe. Des massifs roses comme l´Esterel baignant dans les eaux bleues aux froides contrées bavaroises aux confins de la République Tchèque, de la bande de copains à la délégation suisse, des baskets aux escarpins, de l'extrêmement débraillée à l'exceptionnellement élégante, de l'observatrice passive et nonchalante à l'oratrice active et convaincante.

Mais que suis-je venue faire dans cette galère?


Villégiature

Profitant du soleil, la joyeuse troupe de gais lurons (que je rejoins ponctuellement) s'est mise en route pour un haut lieu de villégiature très prisé dans les années cinquante. Au programme du week-end, donc,  

Sole, mare e farniente!

D'ailleurs, au moment où vous me lisez, je suis déjà en train de....


Peau de chagrin

Elle subit les assauts des hormones qui la gonflent et la dégonflent, du vent, du froid ou du soleil qui la dessèchent, du temps qui lui fait perdre sa souplesse, la marque, la macule ou la dépigmente, la ternit, la flétrit, l'altère... trahissant le temps qui s'amenuise telle une peau de chagrin.


Soyons clairs!

J'ai une foi incurable en la vie. J'ai un côté un brin idéaliste. L'atmosphère intimiste de ce blog provient sûrement de mon introversion; j'ai bâti une petite bulle autour de moi que j'aime préserver. Mais j'aime me mêler aux autres, j'aime plaisanter, j'aime rire, j'aime qu'on se sente bien avec moi, j'aime être entourée, et d'ailleurs, je suis rarement seule.

Si j'ai créé ce blog, c'est pour mettre à plat mes incertitudes, mes bons moments, mes colères (si! si! en cherchant bien, vous trouverez!)... mais mettons les points sur les i, je ne suis pas à la recherche de l'âme soeur.


Fière de mon canton

Dont on faisait l'éloge au 12h30 aujourd'hui.

Fière de savoir que les facteurs d'intégration montrent que près des trois quarts des étrangers sont intégrés et que ces facteurs continuent de croître. Fière de nous savoir ouverts et pragmatiques. Fière d'entendre dire que les étrangers sont là pour façonner leur vie et suivent les règles du jeu. Fière - encore - d'entendre que quelle que soit leur provenance - européenne ou non - il y a un travail d'intégration qui doit être fait.

Voilà c'est dit. Maintenant, je retourne travailler.


Vendredi noir

Des remarques acerbes, plus une sanction que j'ai prise dans les dents, qui m'a prise aux tripes et qui m'est restée au travers de l'estomac... Pas étonnant que je compense une telle journée par un fièvreux samedi de shopping compulsif.

Officiellement, mes prochains voyages professionnels m'offrent en plus le prétexte idéal pour dire que j'ai besoin de mettre de nouveaux éléments dans ma valise. Quelques dentelles bordeaux à porter à même la peau, une nouvelle fragrance, un fin collier aux fleurs de Murano, ainsi que d'autres babioles.

Je me suis ensuite posée à la terrasse ombragée de la gelateria et me suis bu un bon café. Je me suis quand même posée la question. Pourquoi de tels achats alors que je n'ai honnêtement besoin de rien? Pour me faire du bien, c'est un fait. Mais quelle est la part de séduction dans ces achats? J'ai certes choisi ce qu'il me plaisait mais à partir du moment où je me mets en valeur, n'est-ce pas un premier pas vers la séduction?