Les personnes ne changent pas. Dès le début, on perçoit assez vite qui on a en face de soi. Une personne sur laquelle compter, une personne faible, un grand désordonné, une personne carrée. Si des traits chez l'autre nous dérangent, on fait l'impasse dessus, se disant qu'on réussira malgré tout à vivre une histoire merveilleuse, en faisant preuve de bonne volonté et de tolérance. Pour que ça marche, on est prêt à beaucoup!
Les personnes ne changent pas, mais les sentiments évoluent. Ils peuvent muer vers une entente plus profonde ou plus cordiale, mais ils peuvent aussi s'user... même si, en y réfléchissant un peu plus, les personnes que j'ai vraiment aimées, je les aime encore aujourd'hui. Elles garderont toujours pour moi un statut particulier.
Quand le sentiment meurt, y a-t-il un rôle qui est plus facile à assumer? Qui du bourreau qui blesse sciemment une personne amoureuse ou de la victime qui est lésée par une nouvelle qu'elle ne veut pas entendre? Quand la relation se termine, en plus des regrets, ce qui est difficile à gérer, ce sont tous les non-dits. Tous ces sentiments que l'on n'a pas exprimés, ces explications que l'on n'a pas formulées ou entendues...
A toi, ma belle...