Pour tous ceux qui ont foulé la plaine de l'Asse, vous m'avez sûrement croisée. Les cheveux trop longs enturbannés dans des foulards colorés, la peau tannée par le soleil nyonnais, la jupette aux motifs psychédéliques ou le pantalon retroussé (dépendait de l'heure), les grelots à la cheville gauche, la sandale branlante et poussiéreuse... souvenez-vous!
Oui, Paléo est fini, mais qu'est-ce que c'était bien!
Et qu'est-ce que c'est bien d'avoir congé pendant le festival! De ne pas devoir courir pour retourner travailler dans un état comateux? De ne pas avoir à regarder la montre pour avoir un certain nombre d'heures de sommeil?
Paléo et son lot d'initiants, de personnes attelées, de femmes enceintes, de personnes qui dorment n'importe où! Paléo et sa faune de la Dock Martin au petit sac à main. Paléo et ses nombreux stands de nourriture et de découvertes alimentaires. J'ai testé pour vous une chenille grillé ou frite (allez savoir). J'ai goûté mais sincèrement, je ne suis psychologiquement pas prête à passer à une telle nourriture.
Mais Paléo c'est avant tout la musique, bien sûr! J'ai beaucoup aimé les ballades de Marvin, le rock entraînant des Hives, l'impertinence de Cali, le son de Love Motel, la musique de Ben Harper, la couleur et le côté familial de Mika, l'ambiance des Moonraisers, les mélanges de Dub Inc., l'engagement de Tiken Jah, le rap de IAM, les multiples qualités de la chanteuse de THE DO, le côté déjanté de Dionysos et le professionnalisme de REM. WOW, quel pied!
Par contre, j'ai eu beaucoup plus de peine Justice et Massive Attack. Rien à redire musicalement, mais au niveau d'un concert, je trouve que le concept de la croix qui pulse avec les deux musiciens planqués derrière qui ne lèvent même pas la tête pour partager quelque chose avec le public qui est là pour eux ou celui de changer de chanteur à chaque chanson ne passe pas, en tout cas, pas avec moi.
C'est fini, mais j'ai emmagasiné pleins de souvenirs, de couleurs, de musiques et d'odeurs pour une année.