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Nostalgie

Jeu de la miaou

Après quelques articles un peu noirs (soyons honnêtes), je vous propose un petit jeu. Je mets sur le tapis des thèmes pour vous raconter un bout de ma vie et j'attends de vous que vous me parliez également de ces moments.

Z'êtes partants?

C'est parti pour un petit tour introspectif. Nous allons parler du premier amour, de la première récompense, de la première bêtise, de la première punition, du premier jouet qui a compté, de la manière d'occuper ses journées étant enfant et adolescent, de la vision que vous aviez de vos parents quand vous étiez petits.

C'est clair, le premier amour est un thème que j'ai déjà abordé. En discutant avec une collègue, toutefois, elle me disait qu'elle avait aussi aimé dans l'enfance. En y réfléchissant bien, je me souviens que j'avais un faible pour mon cousin, pour ses longs cheveux bouclés, ses yeux gris et ses pattes d'eph. C'était mon héros. Il est d'ailleurs toujours aussi séduisant aujourd'hui, même avec ses tempes grisonnantes. Mais, j'ai grandi.

La première récompense, c'est déjà beaucoup plus difficile. J'ignore quelle a été la première, mais je suis presque sûre qu'elle était liée au fait que j'ai réussi à satisfaire les exigences de mon père quant à mon travail scolaire. Il faut dire qu'il était vraiment très exigeant. D'autres récompenses, plus récentes, résonnent toujours en moi et me remplissent de fierté.

La première bêtise, laquelle choisir? Celle où j'ai balancé ma poupée en bas du talus et que j'ai décidé de fermer les yeux en me disant j'étais aveugle. Je me suis pris les pieds dans le muret et suis allée m'assommer sur la passerelle. Ou encore quand j'étais en train de voler des bonbons à 5 ou 10 cts dans un kiosque et que le vendeur m'a surprise. J'ai mis longtemps à remettre les pieds dans ce kiosque. Aujourd'hui encore, le vendeur me salue avec le sourire quand il me croise dans la rue.

La première punition, je ne m'en souviens plus non plus, par contre, je me souviens du contexte et je n'oublierai pas. Je rentrais de l'école primaire avec deux copines. Nous avions établi que l'une de nous était une princesse et que les deux autres devaient la porter, en joignant les bras pour faire une chaise. Evidemment, c'était trop lourd et la pente pour remonter à la maison assez escarpée. Je suis arrivée à la maison deux heures après être sortie de l'école. Mes parents m'ont questionnée dans la cuisine pour savoir où j'avais passé tout ce temps... je me trouvais au bout du balai. Je m'en souviendrai toute ma vie. Ils n'acceptaient pas mes explications. Je ne sais plus quelles ont été les conséquences, mais je me souviens de moi au bout de ce balai, acculée au mur de la cuisine.

Avec ma propension à développer des problèmes respiratoires, il n'y avait pas l'ombre d'une peluche dans ma chambre. Je pense que le premier jouet qui ait réellement compté est une poupée que j'ai reçue à mes 5 ans. Je l'ai appelée Samantha. Elle avait des traits très fins, elle marchait et je l'ai gardée très longtemps.

Petite, j'adorais jouer dehors et monter aux arbres. Il y avait aussi des guerres de gangs, les enfants du haut du quartier n'avaient pas le droit de descendre sur notre place de jeu. Alors, nous les espionnions et nous les chassions s'ils s'approchaient trop. Adolescente, je me rappelle avoir passé beaucoup de temps au téléphone avec ma voisine qui habitait deux étages plus bas. Mon père devenait fou. Sinon, nous observions les garçons de loin et nous en discutions pendant des heures, juste à cause d'un sourire ou d'un regard.

Enfin, mes parents, je les décrirais comme un père sévère qui ne concédait rien et une mère d'une douceur extrême qui tempérait les situations. Je crois que j'ai beaucoup pris de ma mère... mais n'est-ce pas là une attitude typiquement féminine? Toujours est-il que mon père a bien fait de ne pas lâcher. Je suppose que j'en aurais sinon lâchement profité. J'ai quand même su mieux gérer l'attitude de mon père que ma soeur aînée et j'ai eu droit à quelques concessions en usant de mon charme.

Voilà...

 

A vous!