As-tu des personnes dans ton entourage avec qui tu entretiens des relations ambiguës? me demandait Zieuxbleus, l'autre jour. Dans un premier élan, j'ai répondu non. Il y a beaucoup de personnes qui me tiennent à coeur, qui comptent vraiment pour moi et pour lesquelles je suis prête à beaucoup. Elles font partie de ma vie mais ne l'engloutissent pas.
Après réflexion, je me dis qu'il y a bien ce collègue qui vient systématiquement discuter avec moi tous les jours. J'ai l'impression qu'il m'aime bien, bien qu'on soit diamétramelement opposé dans nos convictions et nos modes de vie. Rien qu'à cause de ces différences, il pourra jamais rien y avoir entre nous! N'empêche qu'il est là tous les matins à vouloir passer un moment avec moi!
Et puis, il y a ce beau gosse, métrosexuel, que je croise régulièrement. Il plaît à tout le monde, aux grands comme aux petits et ne suscite aucune jalousie chez les mecs. Il y a des moments où nous sommes très proches et je me prends à rêver que s'il devait exister un Prince Charmant, il lui ressemblerait comme deux gouttes d'eau. Mais, tout le monde sait. Le Prince Charmant ne tombe pas amoureux de Cendrillon. Désolée les filles, mais c'est de la fiction!
Et pour terminer ma conversation avec Mme Farfa, le souci avec certaines personnes, c'est quand on n'arrive plus à se détacher et à continuer à avoir une vie "pour son compte". Quand la distance blesse. Quand le coeur brûle d'une chose qu'il ne pourra de toute façon pas avoir. Quand les pensées interceptent le plaisir et ne laissent passer que le manque. Quand l'appétit s'émousse. Quand on n'a plus envie d'avoir mal, mais qu'on ne veut pas que ça s'arrête. Que fait-on dans ce cas-là?
Est-ce que si on l'avait fait, on se ferait l'effet qu'on se fait?