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Nostalgie

Un jour, j'ai tué mon amour

Un jour, il y a longtemps, nous nous sommes croisés. Rien ne semblait ne nous réunir, si ce n'est un lieu de travail commun et cette ouverture face aux personnes qui avaient besoin de notre aide. Notre histoire a commencé par un bain de minuit inopiné. Tu étais défaitiste et moi, idéaliste. Je pensais encore pouvoir changer le monde, pouvoir changer ta vie, pouvoir te changer toi.

J'y ai mis du mien. Cette constance à y mettre du mien est devenu pour toi une habitude, puis un dû. Ce n'était plus un sacrifice, c'était normal. Mon attitude t'a permis de continuer à vivre ta vie sans rien changer à tes habitudes et à ne pas t'impliquer. Jouant de mon sens de la culpabilité, tu m'as donné l'impression que tout était de ma faute. Et persévérante petite fourmi, je continuais à trimer pour que notre couple marche et pour que notre vie soit belle. Je continuais à m'écraser, à m'oublier, à disparaître pour le besoin du couple.

J'ai commencé à réfléchir à ma vie, à reconnaître ma défaite et admettre mon échec en croisant le regard triste d'une autre personne. Mais, là de nouveau, la culpabilité est venue faire son oeuvre. Que ne m'avait-on enseigné à "finir ce que tu as commencé", à "assumer les décisions que tu as prises" et à "ne pas être une girouette"! Si je baissais les bras, j'allais à l'encontre de tous ces principes que m'avaient enseignés mes parents. J'ai essayé encore et encore. Quand on ne peut plus, on peut encore un petit peu, martelait la petite voix dans ma tête. C'était l'homme de ma vie, celui avec lequel je voulais devenir vieille. Celui pour qui je prendrais de grandes décisions.

Entre coeur et raison, entre ciel et enfer, c'est la raison qui a primé à la fin. Ce jour-là, j'ai volontairement tué mon amour.


Recommencer

Après de longues années d'absences. Retrouver l'émotion qui vrille le coeur, ne plus savoir si l'on est capable de plaire, ne plus se fier à son goût en d'autres circonstances pourtant si sûr.

J'étais surprise de voir l'embarras de ma collègue face à l'échéance d'un rendez-vous galant. Comment s'habiller, qu'est-ce que je fais de mes cheveux, je les laisse libres ou je les attache, suis-je trop parfumée, trop maquillée, de quoi vais-je bien pouvoir lui parler? Elle est partie toute tendue à son rendez-vous en murmurant "Je ne pensais devoir, un jour, avoir de nouveau 16 ans".

Si un jour je pouvais avoir sa classe et son goût...


A Don

Se mettre à nu, révéler ses qualités et ses défauts, faire part de sa tristesse, de sa noirceur ou de sa joie, dévoiler des épisodes de vie, prendre position et soutenir les personnes que l'on sent proches...

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Ne perdez pas patience!

L'actualisation du site, des articles qui doivent partir et un communiqué de presse en préparation, je n'ai pas le temps de vous faire part de toutes les idées qui fourmillent dans ma tête.


Juste pas assez longs

 

Je les porte rarement détachés. Généralement, je les tresse ou j'en fais un chignon. Mais aujourd'hui, ils sont détachés. Je les ai lavés ce matin et, comme d'habitude, je les laisse sécher à l'air libre.

Je viens de découvrir un petit trou juste sur le coin de ma poche arrière et ils ne sont juste pas assez longs pour le cacher.


Au gré des conversations

Tous ces bouts d'histoires qu'on saisit au détour d'une rue, qu'on entend dans le bus, qu'on perçoit dans un coin de vestiaire...

Il y avait d'abord ces deux femmes d'une soixantaine d'années qui discutaient dans le bus d'un voyage qu'elles faisaient toutes les années. Mais l'année précédente, l'une des deux n'avait pas pu y participer parce qu'elle était en chimio. Elle l'a dit avec un tel détachement, c'était impressionnant. Elle aurait tout aussi pu dire qu'elle avait eu un mariage ou tout autre empêchement. Je n'ai pas pu me retenir de jeter un coup d'oeil derrière moi pour voir de quoi elles avaient l'air. Deux femmes soignées et souriantes. Si elles n'en avaient pas parlé, jamais je n'aurais imaginé que l'une d'elles avait eu un cancer, tant elles semblaient peu marquées par la vie. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences!

Puis, je suis descendue du bus et j'ai commencé l'ascension jusqu'à ma petite maison dans la forêt. Dans un recoin protégé de cette même rue, il y avait une fille et un garçon qui parlaient. La fille annonçait la couleur: " Sa copine est enceinte. Il faudrait qu'il se calme". Encore une porte ouverte à des associations d'idées. "Il faudrait qu'il se calme", est-ce qu il faut qu'il arrête de draguer les autres filles, de faire la noce, etc.? Quelle sera la vie de cette "copine" s'il ne devait pas se calmer?

Voilà, c'est dit. 

Allez j'y retourne!

Pour les petits chanceux, bon dernier après-midi de la semaine et, pour les autres, courage, le week-end est bientôt là.


Qui de Pandore ou d'Eve?

Eve est le premier personnage féminin de la Torah et de l'Ancien Testament, mère de l'humanité. Tentée par le Serpent, elle goûte au fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal et en donne à Adam, ce que Dieu leur avait formellement interdit. Dieu les expulse immédiatement du jardin, car ils lui avaient desobéi. S'ensuivent les malédictions comme le travail et la douleur.

Dans la mythologie grecque, Pandore est la première femme. Elle fut créée sur l'ordre de Zeus qui voulait se venger des hommes pour le vol du feu par Prométhée. Zeus offrit la main de Pandore à Epiméthée, frère de Prométhée. Bien qu'il eut promis à Prométhée de refuser les cadeaux venant de Zeus, Épiméthée accepta Pandore. Dans ses bagages, Pandore apporta une jarre mystérieuse, "la boîte de Pandore", contenant tous les maux de l'humanité, qu'elle ne devait en aucun cas ouvrir. Malheureusement, elle céda à la curiosité et ouvrit la boîte. Elle libéra ainsi les maladies et malheurs qu'elle contenait.

Alors, la femme, mère de tous les maux?


Fin de convalescence

En réponse à pucca (et notamment à son dernier commentaire), je peux dire que j'ai repris le sport hier soir.

En douceur, "en gérant mon corps et sans qu'il y ait aucune douleur" (dixit mon entraîneur), tout en sachant que je n'arrive toujours pas à sautiller, à me mettre à genoux, ni m'accroupir, ni donner de coups de pied et en faisant bien attention dans les pivots. Eh bien étonnamment, je ne suis pas si rouillée que cela. Mais, il y a quand même encore du boulot à faire pour retrouver toute l'ampleur du mouvement du genou, ainsi que pour le stabiliser sur certaines positions. Va falloir que je muscle tout cela!!

En remontant à la maison, toute contente de ma personne, j'ai apprécié le joran sur ma peau encore chaude et les odeurs de grillades et d'herbe coupée qui venaient me chatouiller les narines.


Pourquoi maintenant...

Ne me demandez pas pourquoi je vous parle de cet épisode de ma vie, ni pourquoi il resurgit maintenant, je n'en sais rien.

Elle avait 17 ans et moi, à peine 12. Comme tous les matins, c'était la corrida juste avant d'aller en cours. Ma mère m'avait envoyée la réveiller, mais vu qu'elle ne réagissait pas, j'ai continué à me préparer et je suis partie à l'école. De retour, à midi, j'étais la première et la règle était que la première personne qui arrivait préparait le dîner. Je ne me suis pas inquiétée tout de suite, puis quelque chose m'a poussée dans la chambre. Elle était encore là. Elle dormait encore. Je l'ai secouée. Elle ne réagissait pas. J'ai eu la peur de vie. Ce qui a suivi, je l'ai occulté. L'instant d'après, je lui rendais visite à l'hôpital psychiatrique. J'ai le souvenir d'une frêle silhouette, les poignets pansés, devant une vitrine d'animaux empaillés. C'était lugubre!

Elle, ma soeur, ma confidente quand j'avais des peines de coeur. Elle m'écoutait déballer mes histoires et ne racontait jamais rien. Quelquefois, je le lui ai dit.

Comment en arrive-t-on à ce geste? Si je regarde en arrière, je n'ai pas eu une enfance difficile. Nous ne roulions pas sur l'or, mais nous allions chaque année au moins 10 jours à la mer. Mon père était très strict et son seul bonheur se trouvait dans nos bulletins de notes. Il  nous poussait en avant, il souhaitait que nous fassions des études pour ne pas avoir à faire une vie comme la sienne. Son non était définitif.

Des années plus tard, quand ma soeur travaillait en Inde, elle m'a écrit une lettre monstrueuse sur tout ce qu'elle reprochait à nos parents. Je n'ai pas compris. Je ne comprends toujours pas.


Belote et rebelote

Nous voilà à la veille d'un long week-end. De nouveau. Yes! Yes! Yes!

Si vous voulez me croiser, il faudra vous promener sur les rives de certains lacs de notre beau pays, à choix celui de Neuchâtel, le Léman ou le lac de Thun.

Sinon, à mardi!