Les remarques fusent
La petite fourmi, ouvrière et laborieuse que j'étais, s'est perdue dans les galeries de la fourmilière pour aller glâner les brides de vies et histoires des autres, sans laisser de nouvelles!
Je pourrais vous parler de ma passion, de ce rêve que je poursuis au détriment de ma santé. Là aussi, les remarques commencent à fuser. Mes amis s'inquiètent et me demande si ce rêve vaut tous ces sacrifices. Je pourrais vous parler de mon désinteressement pour le travail. Aujourd'hui, je n'ai qu'une envie, celle de me serrer dans les bras de quelqu'un, de me faire toute petite, de frotter mon nez sur son épaule pour sentir son odeur, de sentir cette chaleur humaine m'envelopper. Je pourrais vous parler de mes projets de week-end, Bea, Salon du Livre, caves ouvertes, ciné, le choix est ouvert. Je pourrais, encore, vous décrire mes yeux de couleur noisette, mon regard brun, pétillant et chaleureux qui vire au vert lorsque le vent tourne ou quand il se délave dans l'eau chlorée des piscines.
Mais, je manque d'inspiration.
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04 Mai 2007 à 10:18 dans
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