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Nostalgie

Mauvaise langue

Loin d'être une icône de la mode ou d'être tirée à quatre épingles - sauf dans de rares occasions - je suis toutefois sensible aux accords de couleurs, aux harmonies entre le court et le long.

Quinquajailair nous disait qu'elle tirait la langue. Eh bien moi, une fois n'est pas coutume, je vais "chausser" ma mauvaise langue.

J'ai croisé hier soir une dame - enfin j'ai eu l'impression qu'elle était plus âgée que moi - qui portait une jupette d'un vert tendre, comme les jeunes pousses, assorti à un t-shirt d'une tonalité plus claire et plus mate. Le problème, c'est qu'elle était blanche comme un cachet d'aspirine. Je ne sais pas si les graminés y étaient pour quelque chose, mais j'ai trouvé que cette pâleur détonait avec ce vert tendre. Je l'aurais porté avec un teint plus hâlé. Maintenant, on n'est pas constamment bronzé, les solariums sont mauvais pour la peau, mais il existe maintenant des produits qui donnent des hâles tout à fait naturels.

En plus, la jupe aurait, à mon goût, mérité d'être plus longue. 

Je sais que je vais me faire taper sur les doigts et qu'il faut de tout pour faire un monde, mais franchement, il y a vraiment des fois où je me demande si les gens ont un miroir chez eux.

 


Compte à rebours

Jusqu'à aujourd'hui, c'était les autres qui comptaient pour moi. Et, là, tout à l'heure, je me suis surprise à compter combien de temps il restait jusqu'au jour J.

Je pourrais compter en nombre d'entraînements, une dizaine à tout casser. Ou encore compter en nombre d'heures d'entraînement, environ une quinzaine, ou encore en secondes... mais l'échéance, quelle que soit la méthode de relevé, est toujours là, de plus en plus proche.

Respire un bon coup, petite fourmi, souffle et lâche-toi!


Pioché au hasard

Dans les chansons écoutées récemment

Mélodies de nos vies

On se réfugie dans la zik et les clips de ces artistes qui donnent l'impression qu'on existe, qui pigent ce qui nous attriste. A la maison, la famille a le sourire triste d'un clown. On se marie, on divorce comme on organise une boum. On se quitte par SMS, on s'excite par MMS. Mais aimer est-ce si impossible? J'lance un SOS. On croit louper quelque chose si on n'a pas baisé toute la ville. Par contre, pour l'amour, on s'dit qu'on a toute la vie. Au fond, tous cherchent l'amour. Personne n'ose l'admettre. On se cache derrière des discours par peur de se faire mettre. Par peur d'avoir mal, on finit par avoir peur de vivre. On fait tout pour oublier qu'en nous il y a quelqu'un d'sensible.

Refrain: Pourquoi les seules mélodies qui nous parlent sont des mélodies si tristes? J'aspire aux rires et non aux larmes. On m'a dit que le bonheur existe. Pourquoi les mélodies qui nous parlent restent des mélodies si tristes? Tout le monde s'ignore et se nargue. Mais regardez-moi, j'existe!

Stress, Renaissance (2007)


Tyroliennes et Cie

Récapitulons...

Jeudi, il pleut. Je reste accrochée à mon lit, tel le natel moyen en charge, donnant juste quelques faibles signes de vie.

Vendredi - et je me permets ici de faire un petit coup de pub pour le Seilpark de Berne - je vais m'éclater dans les hauteurs des arbres de Berne. Les parcours sont moins difficiles qu'à la Chaux-de-Fonds, mais plus longs et surtout plus en hauteur. Le dernier parcours culmine à vingt mètres. Un dernier contrôle aux sangles de mon baudrier et aux mousquetons, une étrange sensation dans le bas-ventre, je m'élance à travers les branches sans voir la prochaine plateforme.

http://www.ropetech.ch/

Après les tâches officielles du samedi (courses pour la semaine, ménage), j'enfourche mon vélo. Je quitte la route et longe les vignes pour arriver à cette petite cahute au bord du lac. Quelques longues tables accueillent les personnes qui souhaitent manger une fondue ou un rösti/jambon, les pieds dans l'eau. Le lac ressemble à un miroir, les peupliers libèrent leurs graines comme des flocons de ouate, on dirait d'ailleurs qu'il neige. A part le fait que je n'arrête pas d'éternuer, on est bien là, non?

Mon week-end s'est conclu sur les crêtes vaudoises avec comme point de mire le lac de Neuchâtel et le Léman. Dommage que la brume ne se soit pas levée sur le Léman! A un certain point, je me suis perdue, suivant vraiment une crête, le vide à gauche, le vide à droite. Tiens, l'étrange sensation dans le bas-ventre me reprend. Je dois être sur un sentier que fréquentent plutôt les chamois. Ce que je fais dans ce pierrier, je l'ignore! 200 mètres plus bas, je me retrouve au pied d'une voie de grimpe. Cette descente m'a achevée!

Un cornet à la crème et ça repart!

 


La vie n'a pas de prix

Certains ont la chanson de Catherine dans la tête, moi je suis branchée sur Téléphone.

Je l'ai dit et je le répète, je suis amoureuse de la vie malgré les coups durs, les bosses et les bleus en tout genre. Je suis tombée, plusieurs fois même, mais j'ai toujours fini par me relever. Je compose avec ce que j'ai vécu et je continue à aller de l'avant. Même si je suis qu'un énième individu dans la masse, je suis bien heureuse d'être là.

Dans ma petite sphère, j'ai encore tant de choses à faire, à expérimenter, à découvrir et à voir. Pas des goûts de luxe, juste des envies dans "l'humainement possible", des projets couchés sur papier ou idéalisés dans ma tête, mais tout à fait réalisables qui attendent juste le créneau, la saison ou l'occasion idéale.

Une fois le jour J passé, je commencerai par prendre soin de moi et je mettrai en route tous ces projets. Promis!


Histoires d'eau

J'aime glisser dans l'eau, me laisser porter. J'aime les fonds marins, les gorgones jaunes et rouges, les falaises regorgeant de murènes, congres, langoustes, pieuvres. J'aime ces quelque minutes d'éternité quand je retrouve face à un gros mérou ou un poisson-lune.

Autre temps, autre lieu, au bord d'une rivière, à un endroit où elle semble tranquille et forme des petits bassins dans les rochers. Il y a cet enfant qui joue tranquillement à côté. Soudain, il glisse et disparaît dans un de ces bassins. Une fraction de secondes plus tard, je cours dans cette direction. Des pensées se bousculent dans ma tête, alors que je ne le vois pas réapparaître. "Non pas ça!", "pourquoi ne remonte-t-il pas?"... Je saute à l'endroit où je l'ai vu disparaître, je passe entièrement dans le trou - finalement le petit bassin est plus profond que je ne le pensais - je vois des bulles partout. Dans cette eau bouillonnante, je le ne vois pas. Je plonge le bras en direction des bulles, je le saisis - depuis combien de temps, n'a-t-il pas respiré? - et je le remonte en dessus de ma tête pour lui permettre de respirer. Je regarde vers le haut, au bout de mon bras, il n'est toujours pas à la surface. C'est à ce moment-là que je réalise accessoirement que je suis toujours sous l'eau, que le courant me tire vers le fond, que mes chaussures de marche sont lourdes. Je donne un grand coup de jambes et je remonte à la surface....

Autre temps, autre lieu.... devant mon masque, pleins de bulles. J'ai perdu mon détendeur et il est parti en débit continu. Mon binôme essaie de bloquer ce débit, il essaie de me faire respirer sur le détendeur, mais je n'arrive pas. Dans cette myriade de bulles, je ne sais plus où est mon deuxième détendeur. Il essaie de me donner son deuxième détendeur, mais je le prends à l'envers et je bois la tasse. Depuis combien de temps est-ce que je ne respire plus? Quelques secondes à peine, mais j'ai l'impression que c'est une éternité. Je suis là en train d'étouffer alors que quelques mètres plus haut, il y a de l'air à profusion. Je ne veux pas mourir comme ça, je ne veux pas mourir du tout d'ailleurs. Je me débats et je veux remonter, mais mon binôme me retient, il veut éviter l'accident de décompression. Je me débats encore et je donne un grand coup de palmes. Le seul réflexe intelligent que j'ai eu, c'est d'expirer en remontant. Arrivée à la surface, je happe l'air mais je n'arrive pas à respirer, il faut d'abord que j'expire, au lieu de vouloir à tout prix remplir mes poumons. Hyperventilation! J'ai les bronches qui sifflent, l'effort est trop grand. Nuit d'observation à l'hôpital, gazométries, tests neuros toute la nuit. Je suis dangereuse et j'ai mis la vie de quelqu'un d'autre en danger! Ma décision est prise.

 J'aime l'eau, j'aime aller observer les fonds marins à la palme et au tuba, j'aime toujours aller observer les merveilles sous l'eau.


A l'heure où...

Ce message sera publié,

je serai au fond de mon lit dans les bras de Morphée.

En trois mots, chaud, doux, rond.


Positive

J'ai peut-être été un peu trop optimiste ce matin:

En négligeant de mettre mes lunettes de soleil alors que les concentrations de graminés m'affolent l'iris et la narine et en offrant mes jambes dénudées au massage vigoureux du vent.


Drôles de dames

Pour ceux qui nous rejoindraient dans ce 29e post, la "dream team" est composée de Zieuxbleus, prête à foncer pour défendre nos couleurs, la 3e femme, faudra vraiment que je lui trouve un nom plus vendeur, et moi, petite fourmi qui pose ses marques çà et là pour retrouver son chemin jusqu'à la fourmilière. Pour les autres, vous nous connaissez déjà et je suis contente que vous soyez au rendez-vous.

Nous passons le plus clair de notre temps ensemble car nous travaillons ensemble. A force de prises de tête - vu que notre bureau accueille demandes abracadabrantes, doléances, personnes en mal d'écoute ou en manque de chocolat - des liens d'amitié se sont tissés. Sms, mails et téléphones vont bon train même au delà des heures professionnelles.

Maintenant que le décor est planté, je peux vous parler de mon rêve. Voilà déjà plusieurs nuits que je rêve que nous sommes toutes les trois à Moscou. Nous visitons la ville (ou peut-être cherchons-nous quelque chose ou quelqu'un?), mais nos pas nous ramènent systématiquement vers un batisse rose-rouge octogonale qu'on appelle, dans mon rêve, le "Coeur Rouge". Rien de bien spécial en somme, si ce n'est cette bâtisse au fond de la rue...

Après les dents qui tombent, y a-t-il un Dr. Freud pour décrypter ce rêve?


Volage?

On me demandait, l'autre jour, pourquoi encore vouloir plaire si l'on est déjà en couple? Concernant le "vouloir plaire" seule ou en couple, je répondrai de la manière suivante.

On veut plaire pour se sentir vivant, pour ne pas tomber dans la routine, pour avoir un frisson sans chercher le risque, pour faire du bien à son égo, pour retrouver l'étincelle en soi et allumer la flamme chez l'autre. Finalement, le but ultime est celui d'être aimé.